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Jules LELEU (1883-1961)

Il est un des artistes décorateurs les plus réputés du XXe siècle. Son style sévère, dépouillé, évite toujours la sécheresse. Il se rapproche davantage de celui de Ruhlmann que du lyrisme de Süe et Mare ou d’André Groult.

S’inspirant des styles traditionnels, Leleu simplifie les formes et en modifie profondément les décors. Ses meubles d’esprit Louis XV ou Louis XVI dénotent un parti pris de sobriété en même temps qu’un goût pour une ornementation raffinée, assez féminine.

Les volumes sont bien équilibrés, les lignes tendues, d’une stricte élégance. Certains modèles reposent sur des pieds en décrochement, similaires à ceux qu’affectionnait Ruhlmann.

Tout en évoluant, dès la fin des années 1920, vers des formes plus rigides, voire plus massives, Leleu restera fidèle à ses principes. Les bois précieux, choisis avec soin, sont appliqués en placages unis ou disposés en compositions géométriques. Le galuchat et l’écaille sont également utilisés, mais avec maîtrise.

L’ère des paquebots, pour lesquels Leleu va recevoir de nombreuses commandes, débute en 1926 avec l’aménagement du salon de lecture de l’Île-de-France. En 1931, il décore un appartement de luxe du paquebot Atlantique, et en 1935, l’appartement de grand luxe Trouville du Normandie.

 

Les œuvres de Leleu portent sa signature, « J. Leleu », au poinçon puis sur une plaque en ivoire, et dans les années 1950 sur une étiquette collée. Après sa mort, son fils André reprend la direction de l’entreprise qu’il maintiendra en activité jusqu’en 1973.

 

Cf. P. KJELLBERG, Art Déco, Les maîtres du mobilier, Le décor des paquebots, Ed. de l’Amateur, Paris, 2000, p. 152 à 158.